Fist Fucking : Introduction générale – 1ère partie.

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Etant gay, je ne peux parler que du fist fucking anal. Aussi, je vais devoir trouver quelqu’un pour m’aider à vous parler de fist vaginal ! 
(Si quelqu’un dans votre cercle d’amis hétéro aime le fist et est un fisteur expérimenté, dites-lui de me contacter. Ne riez pas, il y a des plus d’hétéros que vous ne pensez qui aiment aussi le fist fucking !)

Je vais donc vous parler de choses que j’ai apprises au cours de mes 30 ans de pratique du fist.
J’ai tellement appris à apprécier ce fétichisme qu’il en est devenu ma seconde vie… :-) Ou comme certains disent “je suis un accro poing” !…

Eh oui, 30 ans de fist ! J’étais jeune quand je l’ai découvert pour la première fois, mais dès le moment où je l’ai vu faire à quelqu’un, j’ai su que je ne pourrais pas jamais cesser d’y penser. Pourquoi? Parce que j’étais déjà sexuellement actif très jeune mais c’était la première fois que je voyais un mec avec une expression de joie intense sur son visage, le plaisir d’être au ciel et un sourire incroyable !!!! Quand je repense à ce premier moment, je sens la chaleur m’envahir !
Je me souviens que le mec qui était en train de se faire fister m’a regardé et m’a demandé si j’aimais ce que je voyais. Il suffisait de lire sur mon visage… Il m’a alors demandé si je voulais tout apprendre sur cette pratique et avant qu’il n’ait terminé sa question, je répétais avec insistance OUI, OUI !!! 
Lui et son copain m’ont alors donné une leçon de… 3 jours ! Trois jours de plaisir total. Ils m’ont parlé des techniques, de la préparation, de tous les équipements, du temps nécessaire pour le nettoyage, de quand passer à l’acte et quand savoir s’arrêter. Ils m’ont aussi parlé des lubrifiants (lequel utiliser pour quel effet), du safe sex (comment éviter la contamination des gants, des mains et des ongles ; comment nettoyer le matériel, etc.) mais aussi des drogues, de l’alcool, du poppers, etc.
Je précise que je ne suis pas un fan des drogues et je ne vais donc pas encourager les gens à utiliser. Au contraire ! Sans l’usage de drogues, le processus est certes plus long pour atteindre l’objectif mais il y’a tellement plus de plaisir sans drogue et vous pourrez profiter 100 fois plus de vos sensations !
Cependant, je sais que la communauté gay utilise souvent des drogues. Ou plutôt les utilise mal.  Aussi, pour votre propre sécurité, je vais vous expliquer le plus important. Si elle est mal utilisée, la drogue est l’ennemi n°1 des amateurs de fist.

C’est ainsi qu’après 3 jours à être au ciel je suis rentré à la maison en me sentant un homme, un homme qui donne du plaisir aux autres. Qui fait atteindre l’orgasme à l’autre. J’ai aussi appris que le fist fucking est plus que simplement mettre une main dans le cul de quelqu’un. Le fist c’est l’ensemble du jeu y compris l’anulingus, bouffer le rosebud et baiser  (putain, c’est extra juste après le fist !) Il y a aussi les jeux uro qui vont très bien avec le poing mais tout dépend du type et de vous-même. Rien n’y oblige.

Quand j’ai fait mon coming out j’ai rapidement trouvé mon chemin dans la communauté gay. Nous n’avions pas internet à cette époque. Pendant deux ans, j’ai cherché sans trop savoir ce que je trouverais puis j’ai découvert la scène cuir, l’une des nombreuses communautés du monde gay. De vrais mecs qui aiment d’autres vrais mecs. J’ai mis une veste en cuir et, hop, direct à Amsterdam, la véritable capitale gay à l’époque. Je me suis rendu directement à l’Argos, l’un des plus anciens bars cuir néerlandais. Quand je suis entré la première fois, “wooouuww”, je ne dis pas que ce fut un choc, mais c’était un monde qui n’existait que dans mon esprit et qui, tout à coup, était là,  sous mes yeux. Je ne savais pas quoi faire ni comment me comporter. J’ai donc pris une attitude d’homme viril et actif. Chaque fois que quelqu’un s’approchait de moi et voulait plus, je regardais autour et imitais ce que faisaient les autres mecs. Eh oui, j’apprenais très vite et à chaque instant !
Mais avec le fist, j’étais heureux que quelqu’un m’enseigne ce qu’il fallait faire. Je n’étais alors intéressé que par apprendre comment être fisteur. Huit ans plus tard, j’ai connu un mec avec lequel j’ai eu une très bonne connexion et je l’ai laissé me fister. En tout j’ai été fisté cinq fois et mais je n’ai vraiment aimé ça que deux fois. Non pas parce que les autres ne savaient pas ce qu’ils faisaient mais parce que avec ce gars j’ai eu cette relation spéciale. Pour moi, deux fois c’était assez car je ne suis pas passif. Je n’aime pas me faire pénétrer ; que ce soit être baisé, fisté ou godé. Etre actif me suffit !

Pour le côté passif du fist, je vais me baser sur mon copain, qui est lui aussi accro à cette sexualité  depuis 10 ans. Nous espérons que vous aussi, avec le temps, vous aurez le même plaisir que nous…

Le bon sens nous dit que tout bon fist doit être précédé par une préparation réfléchie. Tout passe par là ! Avant de commencer, il y’a plusieurs choses que vous devez faire. Là encore, nous parlons d’un point de vue personnel. Cependant, la plupart des fisteurs que je connais vous diront que nous sommes tous prêts à peu près de la même manière avec des variations mineures. Une préparation minutieuse rendra le lavement plus facile et vous permettra de jouer plus longtemps.

Le régime alimentaire est la première chose que vous devez prendre en considération. Les aliments à digestion rapide (légumes, fruits, soupes) ainsi que les desserts lourds sont à éviter. Les aliments à digestion lente, comme la pizza, le bœuf, le poulet, les pâtes et lasagnes sont plutôt recommandés car ils mettent environ 36 heures à être digérés. Il convient de manger environ 3 heures avant de jouer car ce délai permet à votre système digestif d’évacuer la nourriture de votre estomac et de l’installer dans le tractus intestinal qui a un effet de “blocage”. Surtout, ne faites pas un fist juste après un repas ! Comme pour aller à la piscine, vous devez laisser à votre corps le temps de se préparer. Ne buvez pas de boissons de relaxation (tisanes par exemple), de bière ou toute autre boisson faite avec du houblon dans les 3 heures qui précèdent le fist. (Une fois, dans mon bar j’ai offert une bière type Geuze à un mec qui voulait connaître les bières belges. Il en a bu trois mais il ne m’avait pas dit qu’il était en plein plan fist… Quelques heures plus tard, vous n’auriez pas aimé voir l’état de la backroom et du gars qui jouait avec lui !)


Remerciements à Jean-Denis B. pour la traduction … / With special thanks to 
Jean-Denis B. for the translation…

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